L'Ophrys mouche
Ophrys insectifera
Véritables reines du mois de mai, les orchidées sauvages poussent, entre autres, sur des milieux secs ou dans des prairies humides.
L'Ophrys mouche, l'une d'entre elles, doit son nom à la ressemblance de sa fleur avec une mouche sombre. Elle apprécie la lumière ou la mi-ombre des pelouses calcicoles.
Une des premières caractéristiques des orchidées est que chaque pied ne comporte qu’une seule inflorescence, constituée de quelques-unes à plusieurs dizaines de fleurs. Chaque fleur est constituée de trois pétales et trois sépales. Chez une fleur, les pétales ont la fonction d’attirer les pollinisateurs et les sépales, celle de protéger les pétales. Les sépales sont cette pelure verte externe qui enveloppe les pétales avant que le bouton floral ne s’ouvre. Mais pour l’orchidée, les sépales ont en général le même aspect que les pétales et ils participent à l’effet attracteur, en plus de les protéger. Dans le cas de l'Ophrys mouche, facile à identifier, les sépales sont verts avec une nervure plus foncée, les pétales étant noirs et très courts.
Comme pour beaucoup d’espèces menacées, le maintien des orchidées est lié à la stabilité de leur habitat. Si les distances parcourues par les graines peuvent être importantes, l’orchidée a besoin de la présence de tout un cortège de plantes à fleurs afin de profiter de la présence des pollinisateurs associés.
En région Centre-Val de Loire, l'Ophrys mouche est relativement fréquente sur les sites préservés par le Conservatoire et qui comportent des pelouses calcicoles, comme par exemple les Grands Buissons.
Photo : Damien Deflandre.
Texte : Wikipédia, Damien Deflandre.