Les mares, concentré de biodiversité
Mares, subtils équilibres entre usages et nature
Avec l’arrivée de l’eau potable au robinet, les mares ont bien souvent perdu leurs fonctions initiales et, avec elles, leur intérêt apparent pour l’homme. Elles sont fréquemment négligées, perçues comme des lieux insalubres*, utilisées à d’autres fins moins propices à la biodiversité (décharges) ou simplement comblées.
De plus, leur petite taille, le faible volume d’eau qu’elles abritent, leur caractère temporaire, les rendent instables et très sensibles à certains paramètres : la pollution peut y faire des ravages (accumulation de pesticides en milieu agricole, acidification* ou encore eutrophisation* générale des milieux). L’intensification des pratiques agricoles contribue également à la réduction de leur nombre.
Sans intervention, elles sont progressivement comblées par la vase qui s’accumule, elles s’assèchent et sont petit à petit envahies par la végétation, assez pour que la dépression légère du sol qui subsiste demeure la seule trace encore visible de ce qu’elles ont été.
Comme de nombreux milieux naturels, elles sont aussi sujettes à l’invasion par des espèces exotiques, comme la Jussie, belle plante aux fleurs jaunes, qui apprécie particulièrement les eaux peu agitées.

Le devenir d'une mare abandonnée