Les forêts alluviales
Pourquoi préserver la forêt alluviale ?
Pour l’œil non averti, la forêt peut paraître monotone, voire effrayer. Elle est pourtant riche d’une biodiversité étonnante, à commencer par le nombre d’arbres, d’arbustes, d’arbrisseaux différents qu’elle accueille. À cela s’ajoutent les espèces du sous-bois et des myriades d’insectes, Grand capricorne, Lucane cerf-volant, cétoines… qui vivent du bois ou dans le bois.
Deux espèces remarquables saproxylophages, la Cétoine précieuse et la Cétoine marbrée, indicatrices de la maturation du boisement, sont présentes dans plusieurs belles forêts de la région.
La forêt alluviale est aussi une zone de reproduction, de nidification et d'alimentation, pour de nombreux oiseaux comme l’Aigrette garzette, le Balbuzard pêcheur, le Milan noir, des passereaux ou pour le Castor d’Europe. Ce dernier, réintroduit sur la Loire en 1977 à Blois, y prélève ses repas, non loin du Ragondin et du Rat musqué qui creusent leurs terriers dans les berges.
Quelques arbres remarquables tels que l’Orme lisse ou le Peuplier noir (dont le patrimoine génétique est menacé par l'apport de gènes extérieurs issus des variétés de peupliers cultivés) ponctuent aussi ce type de milieu.
Outre cette richesse, la forêt alluviale possède un intérêt fonctionnel non négligeable. Les racines des arbres contribuent à la stabilisation des sols et des berges et limitent l’érosion. Elles puisent aussi dans la rivière ou dans la nappe les nitrates et phosphates contenus dans l’eau, contribuant à son épuration. Situées dans le lit majeur du cours d’eau, elles peuvent en ralentir le flux, en cas de crue.
Comme tout milieu riche en biodiversité, cette forêt constitue un réservoir de gènes mais aussi un élément naturel du paysage et un lieu de promenade.